« Les accomplissements imprévisibles du Retour… ». L’alyah d’Eliane Amado-Lévy-Valensi, de Léon Askénazi et d’André Neher après la guerre des Six jours, par Denis Charbit


L’article traite de l'immigration intellectuelle juive française qui a eu lieu en Israël après la guerre des Six-jours et sous son impact. Il porte essentiellement sur trois figures légendaires et reconnues : André Neher, Eliane Amado-Lévy–Valensi et Léon Askénazi (Manitou), à partir desquelles est dressé un portrait des disciples qui les ont suivis dans leur trajectoire : Benno Gross, Théo Dreyfus, Lucien Lazare. Il reconstitue leur itinéraire en Israël et pose la question de leur rayonnement dans ce pays comparé à celui qu'ils ont eu en France. La thèse défendue est que, si la perception dominante est celle d'un échec, les Israéliens restant globalement sourds à leurs interrogations, il convient de tempérer cette idée reçue en veillant à ne pas sous-estimer ce que l’auteur appelle la transplantation de l'école de pensée de Paris à Bar-Ilan et son impact réel sur le sionisme religieux francophone et non-francophone.
 


« The unpredictable achievements of the ‘Chivah’…». The alyah of Éliane Amado-Lévy-Valensi, Léon Askénazi and André Neher after the Six Days war, by Denis Charbit


This article deals with the immigration of the French Jewish intellectuals to Israel after the Six Days war, and as a consequence of it. It studies mainly three legendary and well-known figures: André Neher, Éliane Amado-Lévy-Valensi and Léon Askénazi (Manitou) and these will help portray their followers who chose the same path, as Beno Gross, Théo Dreyfus, Lucien Lazare. It reconstructs their route in Israel and wonders about their radiance in that country compared to their influence in France. The argument is that, even if what is perceived on the whole as a failure, because the Israeli remained deaf to their questioning, we should temper this received idea by ensuring that what stands for the author as the transplantation of this school of thought from Paris to Bar Ilan had a real impact on the French and non-French religious Zionism and cannot be undervalued